L’infection due au virus du papillome humain (HPV) est la plus fréquente des maladies sexuellement transmises. Il existe plusieurs types de virus HPV de pouvoir cancérigène différent.
L’infection par le HPV est transmise par les contacts sexuels. Le HPV est très répandu. Les personnes le contractent pendant les 5 années qui suivent le début des activités sexuelles.
Le HPV joue un rôle important dans la survenue du cancer du col de l’utérus chez les femmes : 70 % des cancers du col sont liés à ce virus. Ce n’est qu’en cas de persistance de l’infection à HPV que la femme présente un risque de cancer. Le virus doit être présent pendant de nombreuses années avant de se transformer en cancer.
Les deux types de virus les plus fréquemment liés au cancer
du col sont l’HPV 16 et 18.
Par ailleurs, les HPV 6 et 11 peuvent provoquer des condylomes (verrues
génitales), chez les hommes comme chez les femmes.
Les infections à papillomavirus sont le plus souvent asymptomatiques, c’est à dire qu’elles ne provoquent aucun symptôme. Les lésions précancéreuses et cancéreuses sont dépistées à l’aide de frottis cervicaux.
Un vaccin peut contribuer à protéger les filles contre
les HPV responsables du cancer et des condylomes. Récemment, 2
vaccins ont été commercialisés :
L’un (Gardasil*) est dirigé contre 4 types d’HPV (quadrivalent)
: HPV 16 et18 associés au cancer du col et HPV 6 et 11 associés
aux condylomes. L’autre, (Cervarix*) est dirigé uniquement
contre les HPV 16 et 18 (bivalent), associés au cancer du col,
mais son action est plus efficace et plus durable.
La vaccination est recommandée à toutes les jeunes filles âgées de 14 ans (avant les premiers rapports), afin de les protéger avant qu’elles ne soient exposées au risque d’infection à HPV. Le schéma vaccinal comprend trois injections; pour le Gardasil* à 0, 2 et 6 mois, pour le Cervarix* à 0,1 et 6 mois.
Le vaccin n’a pas encore été approuvé pour les garçons, mais des études sont en cours pour évaluer s’il ne devrait pas leur être aussi administré.
Toutes les filles et les femmes sexuellement actives, y compris celles
qui ont reçu le vaccin contre le VPH, doivent bénéficier
régulièrement de frottis cervicaux afin de dépister
les lésions précancéreuses et cancéreuses
du col de l’utérus.