Les allergies sont un sujet très en vogue actuellement. Certains études invoquent une diversification trop précoce à l'origine de l'augmentation du nombre d'allergies. D’autres au contraire, aboutissent à des conclusions inverses. Il est donc difficile de s’y retrouver clairement. D’autant que les médecins surfent souvent sur la confusion entre sensibilisation dépistée par les tests cutanés ou sanguins et d'authentiques manifestations allergiques.
Un enfant est allergique à une substance s’il présente des manifestations après un contact avec ce produit. Un enfant qui a des test positifs à cette substance sans présenter de manifestation clinique, y est seulement sensibilisé. Cette nuance bien souvent malmenée, aboutit parfois sous prétexte de prudence à la suppression injustifiée d’aliments.
Chez le nourrisson et le jeune enfant, les véritables allergies alimentaires sont rares. Les aliments en cause sont avant l'âge de 6 mois : le lait de vache et après 6 mois, principalement : le blanc d'œuf et l'arachide.
Le comité de nutrition de l’Espghan en 2008 considère
qu’il n’y a pas de preuve scientifique permettant d’affirmer
qu’éviter ou retarder l’introduction d’aliments
potentiellement allergisants diminuerait le risque allergique. Il recommande
de diversifier sans restriction entre 4 et 6 mois.